Le spectrohéliographe

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En 1876, Janssen organise à son arrivée à Meudon, le service d'observation photographique systématique de la photosphère, visible avec une simple lunette. 20 années d'observations photographiques permettent à Janssen de commencer les recherches sur la photosphère. Il découvre au voisinage de la bande G devenue universellement utilisée aujourd'hui (appelée raie G à l'époque) des images très contrastées. La chromosphère, couche extérieure du Soleil, est observée lors des éclipses totales jusqu'en 1892, année durant laquelle Janssen met au point un procédé spectroscopique permettant l'observation des protubérances hors éclipse.
En février 1892, Henri Deslandres à l'observatoire de Paris, et Georges E. Hale, directeur de l'observatoire de Kenwood à Chicago, mettent en évidence la présence dans le spectre des facules solaires, de raies brillantes, identifiables avec les raies H et K attribuées au calcium. Reprenant l'idée de Janssen, on munit un spectrographe d'une fente spectrale "sélectrice". Placée devant une raie du spectre solaire, cette fente occulte le reste de la lumière émanant de l'astre. L'image du Soleil est alors balayée par l'instrument et son image, monochromatique, est reconstituée par la lumière qui traverse la fente de sortie du spectrographe :
le spectrohéliographe est né.
Jules Janssen et Henri Deslandres.

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