lien_visites

C'est en 1892 que Hale obtient les premières images spectrohéliographiques, dans la raie K du calcium II, dévoilant la chromosphère du Soleil. Deslandres divise les raies H et K utilisées pour l'observation en trois composantes : K1, K2 et K3, correspondant respectivement aux trois couches superposées, la couche renversante, la chromosphère et la chromosphère supérieure. Deslandres met en place à l'observatoire de Paris deux spectrographes automatiques enregistreurs :
- le spectrographe des formes qui image la chromosphère avec ses plages brillantes et, avec une pose plus longue, donne également les protubérances. C'est le spectrohéliographe.
- le spectrographe des vitesses qui, avec une fente sélectrice plus large, permet de voir la raie en entier et donc ses variations en présence de phénomènes solaires dynamiques. C'est le spectro-enregistreur.


En 1898, Deslandres installe à Meudon un spectrohéliographe recevant le faisceau solaire d'un sidérostat polaire. L'objectif de l'instrument a un diamètre de 20 cm pour une focale 3,2 m et fournit des images de 92 mm de diamètre.
En 1906, Deslandres est nommé directeur-adjoint de Meudon. Il oriente les ressources de l'observatoire vers les recherches solaires en édifiant notamment un grand sidérostat de Foucault à grand miroir de 1 m afin d'obtenir des spectrohéliogrammes K3. Il fait également installer un coélostat à deux miroirs de 50 et 30 cm, un enregistreur de vitesses radiales et un spectrographe enregistreur destiné à l'étude de la rotation solaire et du spectre des taches et un second coélostat à deux miroirs de 40 cm.

Le spectrohéliographe de Meudon hier

Précédente...

webmestre